Contrôles techniques motos

PETIT RAPPEL

Le 2 octobre 2015 à l’issue d’un comité interministériel de sécurité routière (CISR), le Premier ministre, Manuel Valls, annonçait la mise en place prochaine d’un contrôle technique à la revente pour les deux-roues motorisés.

Aucun impact sur la sécurité routière
Les pouvoirs publics justifient cette mesure au prétexte d’une plus grande sécurité routière. Faux ! L’étude MAIDS contredit cet argument et indique que l’état du véhicule n’est en cause que dans 0,3 % des cas d’accidents.

Par ailleurs, dans son enquête « 2-roues », la Confédération Française des Experts Automobiles (CFEA) n’a constaté aucun défaut sur les éléments de sécurité de 4 500 2RM accidentés.

Enfin, les statistiques de ces quinze dernières années montrent que la mortalité des motards a chuté de 38 % en France (sans contrôle technique !) tandis que la baisse n’est que de 31 % en Allemagne alors que ce pays impose un contrôle technique périodique.

Aucun intérêt pour la protection consommateur
Ce projet de contrôle technique ne sera pas une protection réelle pour le consommateur. En effet, l’immense majorité des vices cachés sont du domaine mécanique et nécessitent une intervention plus poussée que le simple contrôle visuel avancé par Emmanuel Barbe, le délégué à la sécurité routière du gouvernement.

Un marché de 100 millions d’euros
Le projet propose de mettre en place un contrôle technique transactionnel qui risque de devenir rapidement périodique afin de permettre aux opérateurs de dégager des profits et de se développer avec un marché potentiel de plus de 100 millions d’euros. La conséquence pour l’usager de la route est une taxe supplémentaire et inutile de 50 à 70 €, sans aucune valeur ajoutée pour les usagers.

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